L'ermitage de Malin

Dans les temps anciens, un ashram - qui signifie retraite - était un lieu où les gens venaient pour rassembler leurs énergies, pour résider et pour étudier en profondeur les aspects religieux de la vie. Aujourd’hui, les lieux de ce genre ont généralement une sorte de leader…Le culte de la personnalité n’a pas sa place ici. C’est un lieu qui doit provoquer l’éveil de l’intelligence qui vient avec la compassion et l’amour…Ce lieu doit être de toute beauté, avec des arbres, des oiseaux et du calme, . La beauté, la tranquillité extérieures et le silence peuvent affecter la tranquillité intérieure"

(extrait d’entretiens avec Krishnamurti sur le centre de Brockwood)

 

Malin est un petit village situé à 10 km au sud de Beclean, aux confins des départements de Cluj et de Bistrita-Nasaud, au centre nord de la Roumanie, dans la partie septentrionale de la Transylvanie.

 

Blotti dans une région de collines boisées et pâturées formant les premiers contreforts des Carpathes, Malin compte quelques 400 habitants parlant soit le roumain soit le hongrois.

 

Nous y avons restauré une ferme (encore en chantier - alti : 333 m), totalement isolée, sur un terrain de 8 ha de forêt, de pâturage et de verger. Nous avons pour compagnons sept ânes avec lesquels nous organisons des randonnées de plusieurs jours dans les environs.

 

A propos d’isolement, pas d’accès en voiture (ou alors en 4x4) ni de réseau public d’électricité. Nous rejoignons la ferme à pied (20 – 30 min) ou en charrette à cheval ou tirée par nos ânes. Et, sur place, un générateur pour les besoins impérieux de courant … en attendant l’énergie du soleil.

Plusieurs sources nous alimentent en eau, nous chauffons du bois mort disponible à profusion, avons notre potager bio, nos ruches, nos caves pour conserver miel, fruits et légumes. Nous rajeunissons le verger, plantons des haies, avons creusé un étang et préparons le design du jardin forestier.

Une constante : tendre vers le plus d’autonomie possible, pratique que les paysans roumains connaissent depuis des siècles.

Notre approche est celle de la permaculture dont nous avons organisé le premier cours certifié de Roumanie en automne 2010:

Deux ruisseaux traversent les bois et les prés près de la maison, une cascade de 10 M se cache parmi les ravines, une clairière haut perchée accueille au crépuscule chevreuils, cerf et sangliers. Et le chant du loriot accompagne notre lever matinal.

 

Notre capacité d’hébergement en gîte est actuellement de 17 lits (pour 22 pers) mais nous comptons offrir d’autres formules: un tipi de 6 M a été monté cet automne et nous projetons d’élever une plateforme dans les arbres, un kerterre (hutte en terre), un affût d’observation, etc.

 

Philippe est belge et Adriana, roumaine. Nous avons une petite fille de 2 ans, Andréa.
Philippe a prononcé en 2005 ses vœux de bodhisattva auprès du maître zen soto Roland Yuno Rech.

 

Notre objectif est de faire de l’ermitage une ferme pédagogique en permaculture, un centre d’ateliers pratiques d’écologie et créatifs pour les enfants C’est l’orientation que prennent les activités que nous organisons pour la deuxième année.

 

Après une saison avec ses réussites et des déceptions, on se lance de nouveau avec note partenaire ECORURALIS dans l’aventure, riches cette fois de l’intérêt et du soutien de gens qui ont apprécié la démarche L’ermitage sera toujours ouvert aussi à tout individu ou groupe à la recherché d’un lieu propice à la méditation

Depuis 2008 Philppe est atteint de la maladie de Parkinson qui exige un repos important,alors que les projets exigent un travail important.

 

Nous bénéficions de l’aide de nombreux volontaires WWOOFeurs mais la constitution d’un écohameau serait la solution d’avenir Nous sommes donc à la recherche de partenaires et la charte des “Oasis en tous lieux” serait une base de depart pour poser les bases dune communauté d’habitat.